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TECHNOLOGIES 3D

Impression 3D : l’avenir de l’automobile ?

8 mars 2016

Nombreux sont les observateurs à voir dans l’impression 3D l’une des prochaines technologies capables de bouleverser l’économie mondiale. Les secteurs d’activités qui pourraient en bénéficier sont nombreux : de la médecine au prêt-à-porter en passant par l’agroalimentaire. Mais pour le moment, on est encore loin d‘une production en impression 3D à grande échelle car les modèles pour les particuliers sont encore relativement onéreux et les objets que l’on peut imprimer ne bénéficient pas encore de la même qualité que les autres. Cependant, dans les industries où cette technologie existe depuis de nombreuses années, les fonctionnalités ne cessent de s’étendre. Ainsi, certains imaginent déjà des abris lunaires imprimés en 3D quand d’autres y voient l’avenir de l’automobile.

Une voiture imprimée en 3D

Cela peut paraître fou d’imaginer une voiture imprimée en 3D. Comment peut-elle fonctionner ? Pourtant, plusieurs modèles ont déjà été présentés lors de salons. Cependant, certains n’avaient que quelques éléments imprimés en 3D et n’étaient pas réellement utilisables. Ce n’est pas le cas de la Blade, une voiture imaginée en plein cœur de la Silicon Valley par Kevin Czinger, PDG de Divergent Technologies.

Cette voiture peut rouler, elle peut même atteindre 100 km/h en seulement 2,5 secondes grâce notamment à ses 700 cheveux.

Plus légère et plus économique

Malgré ses performances impressionnantes, la Blade ne pèse pourtant que 635 kilos, soit environ deux fois moins qu’une voiture classique disposant des mêmes performances. Plus précisément, elle a été réalisée grâce à la fonte de plastique ABS auquel ont ensuite été ajouté de fines couches de fibres de carbone grâce à une impression en couches successives. En tout, une cinquantaine de pièces ont été ainsi imprimées. En général, il est imprimé 45 kg de matière par heure, ce qui permet de produire une voiture en 7 heures seulement. Bien sûr, il reste par la suite à ajouter les éléments non imprimables : moteur, appareils électriques, siège, etc. Ce montage se fait manuellement et rapidement.

Le processus est non seulement plus rapide, mais il est également plus économique. À grande échelle, produire des voitures par impression 3D devrait donc être plus économique que les méthodes actuelles.

Plus écologique

Ce dont Kevin Czinger est peut-être le plus fier, c’est de l’aspect écologique de sa voiture. Selon lui, il ne faut pas seulement lutter contre les gaz à effet de serre et autres polluants rejetés par les pots d’échappement, mais il faut également s’intéresser à la pollution résultant de la production des voitures. Il indique que cette pollution représente les 2/3 (extraction physique du métal, raffinage, transport, découpe et le fait de forer et d’assembler le tout en châssis et panneaux) contre 1/3 pour les pots d’échappement. Autrement dit, il faut revoir ce mode de production.

L’impression 3D s’avère nettement plus économe en énergie et moins polluante. Il en résulte même que sa voiture Blade est plus écologique que les modèles de voitures électriques comme la Telsa.

Personnalisation et précision

Un autre atout de la voiture imprimée en 3D est qu’elle permet au client de pouvoir la personnaliser plus facilement en choisissant sa couleur, sa forme, etc. De même, la voiture pourra être améliorée constamment, un peu comme un smartphone qui est mis à jour. Par exemple, il suffira d’imprimer le nouveau modèle de batterie et de l’installer au lieu de devoir racheter une voiture tout entière. Un autre avantage est que l’impression 3D permet plus de précision au niveau du design et de la coupe que ne le peut un moule traditionnel, tout étant calculé par ordinateur.

Visuel : Kevin Czinger, PDG de Divergent Technologies, dans la voiture imprimée en 3D Blade – Divergent Technologies